Taste of Paris : La gastronomie a rendez-vous au Grand Palais !

ONCE UPON A TIME. C’est l’histoire d’un festival né à Londres il y a quelques années. Une idée de passionnés qui rêvaient de faire découvrir la cuisine des chefs dans une ambiance de Garden Party dont les anglais ont le secret. Sortir les chefs de leur cuisine pour emmener leur restaurant à la rencontre de nous autres le grand public ; voici une idée complètement dans l’air du temps mais qui vingt ans plus tôt faisait figure de pensée plutôt novatrice, voire complètement folle !

Collage Taste Plats

Qu’à cela ne tienne, la passion faisant vivre les projets, le premier Taste vit le jour de manière modeste au Somerset House en 2004 avant de trouver l’emplacement idéal pour cette grande fête de la gastronomie au charme anglais : Regent’s Park.

Dix ans et vingt grandes villes plus tard, c’est à Paris que Taste Festival est sur le point d’ouvrir ses portes sous la magnifique nef du Grand Palais pour le premier Taste of Paris.

 

Là où le tout Londres se réunit de son chic et son charme sur la pelouse des parcs anglais, la gastronomie française reçoit dans un de ses plus beaux édifices parisien. Car c’est ça également la marque de fabrique Taste : créer un festival de qualité et d’élégance, à l’image de la ville-hôte pour une grande fête des saveurs !

Collage Taste Chefs

Au delà du lieu, c’est surtout la présence de 14 chefs et leur restaurant éphémère créés pour l’occasion qui fait de Taste un festival unique en son genre. Durant 3 jours – du 21 au 24 mai 2015 – chacun pourra goûter les créations d’Alain Ducasse, Guy Savoy, Pierre Sang Boyer, Stéphanie Le Quellec, etc. sous format dégustation – plats gastronomiques et signature – lors des services du midi – 11h30 à 16h – et du soir – 19h à 23h30 – dans un décor de rêve.

Aux mêmes horaires, les cuisinier en herbe seront invités à participer à des démonstrations de chefs au Théâtre Electrolux ou tout découvrir sur leurs secrets à travers des ateliers de cuisine. De leur côté, les gourmets à la recherche de bons produits pourront rencontrer les petits producteurs tout comme les grandes marques prestigieuse et déguster leurs dernières créations.

Collage Elextrolux

Il y a quelques années, la passionnée de ce blog avait participé à Taste of London lors de quelques pérégrinations Outre-Manche et depuis, le doux rêve de voir naître Taste of Paris n’avait cessé d’y croire. Plus que quelques semaines avant que ce rêve prenne forme… L’impatience grandit, en espérant vous y croiser pour découvrir cet événement exceptionnel !

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Sélection de Pâques : de l’œuf à la poule, il n’y a qu’une bouchée !

MYSTÈRE PASCAL. Si le mystère de l’œuf ou la poule continue à alimenter les conversations, la question du chocolat, elle, semble beaucoup plus simple à résoudre. A en croire le bouchon poussé un peu trop loin par Maurice qui n’hésite pas à dénoncer son camarade de bocal pour défendre le dit-trésor qui règne sur ses babines en ces temps pascals.

Toute la problématique réside alors dans le choix du poulailler, celui qui saura mieux transformer une basse-cour en un terrain de jeu alléchant, quitte à manger quelques œufs en douce au moment où sonne le clairon de l’ouverture de cette chasse à laquelle tout le monde accourt.

Jadis et Gourmande Bis

Qui part à la chasse trouve son œuf !
Chez Jadis et Gourmande, point de débat  à l’horizon, ce sera du côté de l’œuf que la chasse se joue. Raffinés à la pointe de l’élégance ou bien au chaud dans leurs boites, ils se dégustent noir à 71%  ou au lait 32% . Pour un prix entre 10 € à 96 € pour la version de luxe, difficile de tous les mettre dans le même panier mais une chose est sûre, c’est bien dans leur boite qu’on les trouvera à 30,60 €.

Collage Pierre Marcolini

Poupée des villes, lapin des champs ! 
Pierre Marcolini, le spécialiste belge de la fève torréfiée signe un hymne à la femme avec cette collection de poupées gigognes qui se donnent des airs de poulettes colorées, à moins qu’on les préfère en version lapin des champs ou Baby Doll des plus craquantes. Cachés dans ce bel écrin de chocolat au lait aux couleurs pop se trouvent des œufs pralinés pistache lait, noisette lait, amande lait et nougat lait… C’est beau, c’est bon et on redemande ! La tradition pascale est si jolie quand elle s’appelle Marcolini. 62 €

L'Atelier du chocolat

Une basse cour en folie ! 
Si le petit rat de Ratatouille voyait des feux d’artifices au moment de déguster son plat préféré, il semblerait que L’Atelier Du Chocolat ait décidé de nous entraîner dans un monde tout aussi psyché…délice à chaque morceau de chocolat croqué. A se demander si le soleil de Bayonne où se trouve la chocolaterie ne leur a pas frappé sur la tête ! Difficile cependant de résister à cette poule régressive au chocolat au lait Exnia 34% tandis que Monsieur le Coq a fière allure avec ses couleurs vives et son chocolat noir Kiretsa 70%. 35 €

Pascal Caffet

L’œuf qui soufflait  à l’oreille des gourmands
« Mon Précieux » soufflait-on encore dans les oreilles des grands enfants aux proies d’un anneau peu fréquentable. Pour Pascal Caffet, on souffle pour donner au riz cette légèreté qui vient faire de cette version du « Précieux » une gourmandise tout aussi addictive que son prédécesseur. Présenté dans son écrin, l’œuf se pare d’amandes bâtonnets torréfiées, de noix de Pécan caramélisées, de pistaches caramélisées salées, le tout enrobé de chocolat lait Côte d’Ivoire 40 %. Aussi précieux qu’une pièce de collection, il va falloir résister à l’appel de la tentation jusqu’aux sons des cloches ! 21 € et 41 € selon les tailles.

La Mère de Famile

Rendez-vous mode à la Mère de Famille
Joli pied de nez pour cette Pied d’Poule de luxe signée La Mère de Famille. Aux chasses et aux cris d’enfant, elle a choisi les spotlights de la table familiale pour exhiber sans complexe son sens aiguë de la mode… et du goût. Ultra tendance, elle se décline en chocolat noir 65% ou lait 36% rehaussé de pâte d’amande. Si la mode c’est son truc, elle n’oublie pas pour autant son côté Mère Poule avec ses petits en forme de friture de Pâques et de petits œufs pralinés papillotés qu’elle couve avec soin … jusqu’à l’heure de la dégustation. 37 €

Demi-oeuf face

De l’art en chocolat !
A défaut d’aller traîner dans les expositions du moment, préférant la tablée familiale aux hordes de touristes en mal d’impressionnisme, c’est l’occasion de faire venir l’art chez soi avec cette création des artisans chocolatiers de la Maison Fouquet uniquement réalisée pour cette période Pascale.  Cet œuf des plus élégants se compose de plusieurs pièces de différents chocolats, qui une fois assemblées et montées, donnent naissance à une petite œuvre garnie de fritures et petits œufs de Pâques qu’on prend autant de plaisir à regarder.. qu’à déguster ! 80 €

 Tartelette Choc'Maniac de Pâques

Choco Maniac’ ou l’anti dépresseur Pascal
Le chocolat oui, mais le gluten non ! Pour déjouer cette intolérance de plus en plus présente, Catherine Kluger et Catherine Cluizel ont choisi de réaliser une pâtisserie 100 % chocolat à 4 mains tout en déjouant la problématique dont il est question. Au résultat, ça donne une pâte sucrée à base de farines de riz et de châtaigne bio, de poudre de cacao brut d’une ganache au chocolat Kayambe noir 72 % et d’un cœur fondant au praliné 89 % le tout signé chocolat Michel Cluizel. Autant de gourmandises pour les maniaques du chocolat, cela aurait été dommage de s’en priver pour cause d’intolérance ! 5 €

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Du chocolat dans les étoiles ! 
La marque égérie des foodies en mal de produits Outre Manche a décidé à sa manière de trancher dans le vif du débat entre la poule et l’œuf.  Chez Mark & Spencer, la solution est toute trouvée : ni l’un ni l’autre puisque Dark Vador n’a qu’une seule réponse à faire : “I’m your father“.  Une nouvelle race de basse-cour est sûrement sur le point de voir le jour mais ce n’est pas les fans de Star Wars qui y verront un inconvénient. Maitre Yoda a bien réussi de nombreux tours de passe-passe donc quitte à voir débarquer un régiment d’oeufs-trooper, il n’y a un sabre ! 15 €

Le Chocolat des Français : Choco..rico !

FAIRY TALE. On les aime ces contes de fée à la mode ultra connectée. Prenez par exemple deux étudiants en art qui, entre trois coups de crayons, partagent le même appétit pour les tablettes de chocolat. Car, oui, le mot tablette a son importance. Le chocolat dans son état (presque) le plus pur, sans ajout de crème ou de saveurs complexes. Celui que l’on croquait quand on était enfant à l’heure du goûter entre deux tranches de pain.

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A l’heure de se réunir au sein de leur propre “Club des Croqueurs de Chocolat“, créé pour l’occasion par une poignée de potes dans l’attente d’un éventuel accès à l’officiel St Graal du même nom, ces deux passionnés des belles choses se font la remarque – judicieuse – que si l’on croque dans la tablette du désir, son emballage n’arrive pas toujours à susciter le plaisir.

La vie étant bien faite, Paul Henri Masson et Matthieu Escande mettent alors à profit leur coup de crayon bien taillé pour redonner un nouveau souffle au chocolat et le rendre aussi beau que bon ! Et parmi leur palette de couleur préférée se trouvaient le bleu, le blanc et le rouge. Joli pied de nez à des marques bien connue de l’industrie qui jouent sur leur belgitude d’adoption pour soutenir leur vente. Pour Paul-Henri et Matthieu, point de moules-frites dans l’ADN familial, le credo sera… aussi bon, que beau que Made in France.

Collage LCDF

Et quitte à bousculer les habitudes, autant le faire avec humour : les deux artistes se mettent en tête de rendre le monde du chocolat plus drôle et plus léger, là où de nombreux chocolatiers tendaient à trop intellectualiser leur démarche.

Revendiquant leur non-connaissance technique du monde chocolaté, ils laissent à Jacques, leur fée marraine, le soin de développer les recettes avec un souhait très simple : faire revivre aux français leurs doux moments de l’enfance à travers chaque carré, sans saveur trop complexe mais avec des produits de qualité en provenance d’Equateur, Ghana, etc. Le Chocolat des Français, décliné en Lait 34% cacao et Noir 70% était né !

Collage Mur

Quelques tablettes au courrier plus tard, le Salon du Chocolat est séduit par cette approche des deux compères qui proposent d’exposer sur le salon un tableau réalisé à partir de tablettes illustrées par de nombreux artistes. Le 29 octobre 2014, c’est le grand jour au milieu des grandes maisons de leurs idoles que sont Bonnat, Bernarchon, Marcolini, et les 45 tablettes illustrées par les grands noms français – qu’ils soient Ben, Zep, Serge Bloch embarqués dans l’aventure à coup de culot – réussissent à susciter l’engouement du public et des médias durant l’événement.

A peine propulsé sur la scène publique, le conte de fée ne s’arrête pas là pour autant. Si les réseaux sociaux ont remplacé la baguette magique, c’est au tour de la fée Instagram de jeter le plus beau des sorts sur ce Chocolat des Français. Repéré par la plateforme sociale la plus en vogue du moment, les followers s’en emparent à coup de ‘like‘ tandis que les épiceries fines en font de même. Colette, La Grande Épicerie et autres boutiques du même acabit flairent alors le phénomène et contactent les deux novices.

Collage Chocolat

Quatre mois seulement après son lancement, Le Chocolat des Français s’est déjà vendu à 10 000 exemplaires jusqu’à aller trouver une place sur des étagères à New York, Amsterdam et en Écosse. En terres natales, le buzz continue son petit bonhomme de chemin et illustrateurs, satiriques, artistes, palaces parisiens et autres grandes marques se bousculent au portillon pour rencontrer ces trublions du chocolat français.

Dès le 12 mars, c’est d’ailleurs la Grande Épicerie qui accueille deux nouvelles recettes : un excellent et régressif Lait caramel et Sel de Guérande et un 70% noir et Eclats de noisette offrant un très bel équilibre en bouche.

Du beau, du bon, du Made in France et une touche d’audace bien marquée : la potion magique n’a finalement rien de très sorcier mais encore fallait-il y penser ! Et pour les prochaines étapes ? Donner à ce Chocolat des Français de belles ailes pour prendre un envol bien mérité !

Tablettes disponibles dans une trentaine de points de vente entre 5 et 6 €.

“Colorfull” : Menu tout en accord par Catherine Kluger et Alain Milliat

COLORFULL. Elle et ses yeux qui pétillent, lui et son regard malicieux. Point d’histoire un peu tarte à l’horizon mais plutôt une alliance judicieusement étudiée entre, d’un côté, une passionnée des fourneaux ayant lâché la droiture du monde juridique pour se plonger sans se briser dans le monde de la pâte beurrée et, de l’autre, un amoureux des fruits qui, sans se presser, aime à transformer la matière première de ses vergers en jus de qualité.

Crédit : Annabelle Schachmes / Elodie Petit

Crédit : Annabelle Schachmes / Elodie Petit

C’est ainsi que, jusque fin mars, Catherine Kluger reçoit Alain Milliat dans sa Fabrique de tartes pour un accord met et jus subtilement et agréablement réussi. Dans ce menu “Colorfull”, c’est place à la couleur et aux éclats de saveurs pour les papilles. Parmi les créations, on y retrouve ce jus de griotte et sa personnalité bien trempée qui accompagne en bouche et dans le verre la Tarte salée Epaule d’agneau & Navets confits ou la vinaigrette au jus de Pomme Cox’s qui se plait à relever la Salade de boulgour aux légumes racines.

Crédit : Annabelle Schachmes

Crédit : Annabelle Schachmes

Les becs sucrés seront doucement chahutés et tout aussi charmés par la Tarte sucrée au jus de Tomate Rouge & mousse d’avocat à l’estragon, à moins que le Granola à la confiture de Tomate Verte vienne postuler au poste de prétendant de la meilleure option pour un petit déjeuner de champion.

Alors entre trois averses et une météo bien grisâtre, allez faire un petit tour du côté de la Fabrique de Tartes, ce menu aux milles couleurs viendra égayer des papilles en mal de voyage.

Fabrique de Tartes
15 rue Trousseau
75011 Paris

Restaurant Pharamond, une institution ancrée dans la modernité

INSTITUTION. Ça court d’adresses récemment ouvertes à la dernière création du chef en vogue et entre toute cette fooditude aiguë se trouvent quelques institutions bien loin des sentiers battus mais que l’on se plait à (re)découvrir. Au Pharamond, point de bling bling ni de plats michelinisé à l’horizon mais du bon, du généreux, du terroir à base de Tripes à la mode de Caen, d’Andouillette ou encore de boudin dans un décor digne de la Belle Epoque.

Pharamond

Aller se restaurer au Pharamond, c’est faire un retour en arrière où lustres, tables aux nappes blanches se mêlent à la décoration art déco digne d’une scène du film Gatsby le Magnifique. On croirait presque y entendre les filles de joies et les hommes épris chuchoter dans les couloirs loin des regards indiscrets.

Plats Pharamond

Presque 200 ans plus tard, le quartier des Halles a bien changé mais l’esprit du Pharamond demeure tout en apportant la touche de modernité nécessaire à nos papilles des temps modernes. Entre tradition et modernité, la transition s’est faite grâce au talent de Henri Boutier qui, après avoir fait ses classes auprès de Joël Robuchon et Dominique Bouchet, a accepté le challenge de garder intacte l’image du lieu cher au cœur des plus anciens lors de leur repas du dimanche tout en redonnant aux produits du terroir français et particulièrement la Normandie leurs lettres de noblesse.

Plat Light

A la carte, on retrouve un Foie gras de canard mi cuit parfumé au Pommeau, un Boudin et filet mignon de cochon rôti aux deux pommes, un Croustillant d’andouille de Vire et camembert fermier pour les plus nostalgiques du terroir  tandis que le Risotto aux cèpes et Parmesan, le Saumon gravlax, crème acidulée de la Maison Borniambuc, petit tartare d’algue ou le Pavé de cabillaud à la plancha, jus de crustacés, pommes écrasées sauront satisfaire les bouches plus délicates. En pâtisserie, c’est Sandrine Estève (Crillon, Bristol, etc.) qui prend la main avec des créations de saison, venant compléter la carte généreuse du Pharamond.

En cave, c’est la Caverne d’Ali Baba où se côtoient grands crus et bouteilles à prix plus abordable. L’endroit est magique mais rarement accessible et pourtant la grande table d’hôte est un appel à une belle soirée.

A deux pas des Halles en pleine évolution elles aussi, le Pharamond a réussi son pari : celui d’une transition douce dans l’assiette tout en offrant tant dans le choix des produits et dans le décor un dépaysement de qualité, transformant chaque dîner passé au Pharamond en un moment de fête.

Le Pharamond
24 rue de la Grande Truanderie
75001 Paris

Casse-Noisette de Pierre Marcolini … Histoire d’une petite cuillère

CUILLÈRE . C’est l’histoire d’une petite cuillère. Celle que l’on tient dans la main, celle qui nous glisse dans l’oreille qu’elle aimerait plonger au fond d’un pot de pâte à tartiner. Celle devant qui on n’ose refuser une telle invitation. Celle à qui toute résistance est purement futile.

C’est l’histoire d’une petite cuillère qui vient de découvrir la toute dernière création de Pierre Marcolini, féeriquement appelée Casse-Noisette. Sentant l’impatience grandir, elle ne cesse de s’émoustiller à la vue de ce pot qui semble contenir bien des promesses. Elle commence par lui tourner autour et tandis qu’elle lui lance quelques regards gourmand, le pot ne résiste pas à ses clins d’œil et fini par s’ouvrir d’un simple clic. Remplie de bonheur, la petite cuillère n’attend pas une seconde de plus et plonge dans cette pâte douce, onctueuse et absolument délicieuse…

Pierre Marcolini

La suite va être difficile à raconter puisqu’il semblerait que la petite cuillère se soit perdue au fond de cette texture onctueuse composée à 60 % de noisettes du Piémont délicatement torréfiées une à une. La légende raconte que le plaisir était trop intense pour remonter à la surface et qu’elle n’avait jamais vécu une expérience pareille.

Et vous savez quoi ? Il paraîtrait que ce n’était pas seulement une légende… à moins qu’elle se soit directement rendue à la nouvelle boutique récemment ouverte au 235 rue Saint Honoré dans le 1er arrondissement à Paris pour faire le plein de provisions pour l’hiver !

Casse Noisette 
Pierre Marcolini
13, 50 € en boutiques

Nouvelle boutique
235 rue Saint Honoré
75001 Paris

Frédéric Barette aux Orfèvres : Amiens lui va si bien !

GOURMAND. On l’a connu parisien, officiant pendant plusieurs années aux Coulisses Vintage. Le voilà à Amiens, fuyant la capitale là où d’autres chefs font le pari inverse. Qu’importe, Frédéric Barette n’a jamais donné dans le Chef-Système et c’est pour cela qu’on l’aime.

Collage restaurant

Il a donc posé couteaux, casseroles et cuisine de terroir aux Orfèvres, au numéro 8 de la rue éponyme à Amiens. Entre Coulisses du Vintage et Orfèvres, la modernité n’est pas le fort de Frédéric et il aurait tort de s’en priver.

Collage Oeufs

Là où il nous avait régalé avec sa cuisine franche et ses plats d’anthologie autour de produits de qualité – Blanquette de veau, Lièvre à la royale – il continue à nous transcender les papilles avec un décadent Oeuf parfait servi avec une Terrine de poule et une galette de pied de veau et queue de bœuf ou encore un Œuf cru mousseux de maroilles craquant à la crème d’ail qui nous emmène au 7e ciel. S’en suit un orgasmique Ris de veau aux Écrevisses dont le pain maison aura raison des derniers traits de sauce, un excellent Risotto de Rutabaga, Cèpes et Beaufort qui laisse les convives ébahis. Pour finir, un Maroilles local qui ne résiste pas aux estomacs déjà bien satisfaits.

Collage ris

Terminer un repas chez Frédéric Barrette sans son addictif Soufflé au chocolat serait passer à côté d’un instant de pure extase. À moins que la fournée de madeleines encore chaudes ne viennent succomber à une gourmandise sans retenue.

Collage Madeleines

Du goût, de la franchise, des techniques de cuisson et de sauce parfaitement maîtrisées et surtout une générosité aussi bien dans l’assiette que dans le personnage : voilà ce qui attend les joyeux drilles et les aventuriers des bonnes tables qui feront le pari de s’échapper de la vrombissante capitale pour aller vivre une soirée délicieuse à une heure de train ou de voiture.

On ne s’exprime jamais aussi bien que dans son élément naturel et, avec un retour dans une région chère à son cœur associé à une indépendance qui lui va si bien, Frédéric Barrette a trouvé aux Orfèvres l’adresse qui lui manquait tandis que les convives ne demandent qu’à revenir.

Les Orfèvres
14 rue des Orfèvres
80000 Amiens
+33 3 22 92 36 01