Nouvelle adresse pour Guy Savoy : De très jolies pièces de Monnaie

MONNAIE. « Quand on m’a présenté ce lieu pour la première fois en Novembre 2009, j’ai tout de suite ‘kiffé’. Je sens qu’il va se passer quelque chose, j’en suis sûr ». Entendre Guy Savoy parler de l’ouverture de la Monnaie, sa nouvelle adresse de villégiature culinaire après de nombreuses années passées à la Rue Troyon, c’est comme vivre l’excitation d’un gosse qui vient d’ouvrir ses jouets au pied du sapin de Noël.

Facade Monnaie Printemps 2015 (c) Laurence MOUTON

Cette nouvelle adresse, Guy Savoy l’a rêvé, imaginé, avec ses équipes, sa brigade, son architecte Jean Michel Vilmotte et en ce mois de mai 2015, voilà qu’elle prend forme, enfin. L’impression de pouvoir exprimer pleinement sa cuisine comme « un pilote de Formule 1 à qui on offre la possibilité de piloter une Ferrari ». Ici on ne parle de déménagement « un déménagement, c’est un changement, une nouvelle étape. La Monnaie, c’est plutôt un transfert opéré depuis la rue Troyon, une continuité dans un lieu qui va nous permettre de donner à notre cuisine la liberté de mouvement, de créativité et d’expression dont nous sommes capables. »

Chefs et restaurant

Alors certes, se retrouver au cœur d’un des plus beaux quartiers de Paris n’est pas sans créer une pointe d’inquiétude. Le désir d’offrir à cet endroit le meilleur qu’il soit engendre une certaine pression « Allons-nous être capable de donner à ces lieux ce qu’ils méritent ? La barre est haute mais l’envie de faire vivre cet endroit à la hauteur de son histoire est encore plus vif. Il va se passer quelque chose, je ne sais pas encore quoi ni comment mais la réponse est là, entre ces murs. »

Salles Guy Savoy

Ce changement est aussi vécu avec une certaine anxiété par les habitués qui suivent Guy Savoy depuis plus d’une trentaine d’année. Ceux qui se rendaient rue Duret puis rue Troyon ont frémi à l’annonce de ce ‘transfert’. Mais à la découverte des lieux, aux premiers coups de fourchettes, les doutes se sont estompés pour laisser place à l’émerveillement, à l’enchantement des lieux, à l’implacable rigueur de cette cuisine louée depuis des années, peut-on lire parmi les lettres reçues par le chef après les premiers dîners.

Guy Savoy Cuisine

Il est vrai que cette nouvelle adresse est un hymne au beau et à l’esthétisme. Les salons en enfilade se sont parés de tons gris en contraste avec les pierres blanches de l’île de la Cité que l’on voit à travers la fenêtre. Sur les tables les assiettes de présentation continuent d’afficher leur plus beau sourire et les plats signatures semblent avoir pris leurs marques. En cuisine, c’est une ode à la lumière où cuivres et ustensiles créent une symphonie culinaire dans les mains de la brigade qui travaille avec les rayons du soleil venus chatouiller leurs mouvements dans des pièces au mètre carré à rendre jaloux les amoureux des grands espaces.

Redécouvrir Paris chaque jour, c’est aussi le cadeau de cette nouvelle adresse. Traverser à pied la Cour du Louvre puis le Pont des Arts avant de se rendre au 11 Quai de Conti, c’est un des plaisirs quotidiens que prend Guy Savoy.

Grâce à la Monnaie, le chef à l’âme d’enfant accompli son rêve de gosse : vivre sa passion quotidienne dans ce quartier dans lequel il venait flâner tous les weekends depuis 35 ans. Il se passe définitivement quelque chose à la Monnaie…

Restaurant Guy Savoy
11, quai de Conti
75006 Paris
01 43 80 40 61

L’Hôtel des Artistes : le speakeasy Parisien qui va bien !

SPEAKEASY. Bar clandestin américain où les consommateurs d’alcool étaient priés de parler doucement au moment de passer commande pour ne pas éveiller les oreilles un peu trop curieuses, voire un tantinet dénonciatrices… Le temps de la Prohibition est bel et bien fini et si les langues se sont déliées depuis, le concept n’en n’est pas moins revenu sous les feux de l’actualité avec l’ouverture de nombreux endroits cachés dont Paris s’est dernièrement entiché.

Dernier né de cette vague non prohibée, l’Hôtel des Artistes s’est lui aussi pourvu de sa propre adresse secrète, située entre le 2 et le 4 de la rue Rampon, à deux pas de la Place de la République.

Dans une ambiance feutrée, on descend les escaliers pour plonger dans un univers ultra cosy où la pénombre apporte sa part de mystère attendu.

Hotels des Artistes

En traversant le salon et ses fauteuils qui invitent à la détente, on y trouve un bar pour papilles en alerte qui se réjouissent à la vue de tapas  savamment et savoureusement concoctées par le chef Yann Fontaine. On se tortille à coup de Tortilla avec sa confiture de tomates épicées, les babines se délectent d’une Buratina au lait cru d’Italie et pistou de tomates tandis les verrines Tartare de daurade, jardin de lentilles et l’escabèche de daurade ne font qu’une bouchée des sens en éveil. C’est simple, c’est créatif et c’est délicieusement bon !

Tapas Hotels Des Artistes

– La tortilla et sa confiture de tomates épicées – Les 3 verrines Tartare de daurade royale et son émulsion de sauce soja, Le petit jardin de lentilles, et l’Escabèche de daurade royale aux agrumes – La buratina au lait cru d’Italie et pistou de tomates

 

Al Capone vous le dira, point de speakeasy sans alcool à la carte et c’est l’autre réussite de cet endroit : une carte des cocktails en hommage aux plus grands hôtels : Hôtel Amour – doux et long comme un baiser de jeunes mariées ; L’Eden Roc, Festif et parfumé comme une peau bronzée, ou Le Martinez, aussi élégant et intemporel qu’un classique du cinéma. On se prendrait presque à attendre la venue de Tom Cruise pour une danse endiablée du Shaker !

Un peu plus loin, les esprits les plus curieux satisferont leur goût de l’aventure au sein de la Danish Room où seuls les détenteurs du fameux ‘Sésame Ouvre-toi’ pourront accéder

Enfin, les amateurs de cigares pourront revivre les glorieuses heures cubaines au sein du fumoir feutré.

La discrétion étant de mise, la réservation est obligatoire et s’effectue via le site Internet www.hoteldesartistes.net sur lequel date du check-in, nombre de personnes et heure d’arrivée sont à renseigner avant de recevoir l’accès au St Graal. Les bonnes choses se méritent toujours un peu !

Hotel des Artistes
2/4 rue Rampon
75011 Paris
Ouvert de 18h à 2h du matin

Taste of Paris : La gastronomie a rendez-vous au Grand Palais !

ONCE UPON A TIME. C’est l’histoire d’un festival né à Londres il y a quelques années. Une idée de passionnés qui rêvaient de faire découvrir la cuisine des chefs dans une ambiance de Garden Party dont les anglais ont le secret. Sortir les chefs de leur cuisine pour emmener leur restaurant à la rencontre de nous autres le grand public ; voici une idée complètement dans l’air du temps mais qui vingt ans plus tôt faisait figure de pensée plutôt novatrice, voire complètement folle !

Collage Taste Plats

Qu’à cela ne tienne, la passion faisant vivre les projets, le premier Taste vit le jour de manière modeste au Somerset House en 2004 avant de trouver l’emplacement idéal pour cette grande fête de la gastronomie au charme anglais : Regent’s Park.

Dix ans et vingt grandes villes plus tard, c’est à Paris que Taste Festival est sur le point d’ouvrir ses portes sous la magnifique nef du Grand Palais pour le premier Taste of Paris.

 

Là où le tout Londres se réunit de son chic et son charme sur la pelouse des parcs anglais, la gastronomie française reçoit dans un de ses plus beaux édifices parisien. Car c’est ça également la marque de fabrique Taste : créer un festival de qualité et d’élégance, à l’image de la ville-hôte pour une grande fête des saveurs !

Collage Taste Chefs

Au delà du lieu, c’est surtout la présence de 14 chefs et leur restaurant éphémère créés pour l’occasion qui fait de Taste un festival unique en son genre. Durant 3 jours – du 21 au 24 mai 2015 – chacun pourra goûter les créations d’Alain Ducasse, Guy Savoy, Pierre Sang Boyer, Stéphanie Le Quellec, etc. sous format dégustation – plats gastronomiques et signature – lors des services du midi – 11h30 à 16h – et du soir – 19h à 23h30 – dans un décor de rêve.

Aux mêmes horaires, les cuisinier en herbe seront invités à participer à des démonstrations de chefs au Théâtre Electrolux ou tout découvrir sur leurs secrets à travers des ateliers de cuisine. De leur côté, les gourmets à la recherche de bons produits pourront rencontrer les petits producteurs tout comme les grandes marques prestigieuse et déguster leurs dernières créations.

Collage Elextrolux

Il y a quelques années, la passionnée de ce blog avait participé à Taste of London lors de quelques pérégrinations Outre-Manche et depuis, le doux rêve de voir naître Taste of Paris n’avait cessé d’y croire. Plus que quelques semaines avant que ce rêve prenne forme… L’impatience grandit, en espérant vous y croiser pour découvrir cet événement exceptionnel !

Billets Découverte, Duo, Premium et Hospitality à réserver ici

Retrouvez Taste of Paris sur Facebook, Twitter, Youtube et hastag #tasteofparis

Sélection de Pâques : de l’œuf à la poule, il n’y a qu’une bouchée !

MYSTÈRE PASCAL. Si le mystère de l’œuf ou la poule continue à alimenter les conversations, la question du chocolat, elle, semble beaucoup plus simple à résoudre. A en croire le bouchon poussé un peu trop loin par Maurice qui n’hésite pas à dénoncer son camarade de bocal pour défendre le dit-trésor qui règne sur ses babines en ces temps pascals.

Toute la problématique réside alors dans le choix du poulailler, celui qui saura mieux transformer une basse-cour en un terrain de jeu alléchant, quitte à manger quelques œufs en douce au moment où sonne le clairon de l’ouverture de cette chasse à laquelle tout le monde accourt.

Jadis et Gourmande Bis

Qui part à la chasse trouve son œuf !
Chez Jadis et Gourmande, point de débat  à l’horizon, ce sera du côté de l’œuf que la chasse se joue. Raffinés à la pointe de l’élégance ou bien au chaud dans leurs boites, ils se dégustent noir à 71%  ou au lait 32% . Pour un prix entre 10 € à 96 € pour la version de luxe, difficile de tous les mettre dans le même panier mais une chose est sûre, c’est bien dans leur boite qu’on les trouvera à 30,60 €.

Collage Pierre Marcolini

Poupée des villes, lapin des champs ! 
Pierre Marcolini, le spécialiste belge de la fève torréfiée signe un hymne à la femme avec cette collection de poupées gigognes qui se donnent des airs de poulettes colorées, à moins qu’on les préfère en version lapin des champs ou Baby Doll des plus craquantes. Cachés dans ce bel écrin de chocolat au lait aux couleurs pop se trouvent des œufs pralinés pistache lait, noisette lait, amande lait et nougat lait… C’est beau, c’est bon et on redemande ! La tradition pascale est si jolie quand elle s’appelle Marcolini. 62 €

L'Atelier du chocolat

Une basse cour en folie ! 
Si le petit rat de Ratatouille voyait des feux d’artifices au moment de déguster son plat préféré, il semblerait que L’Atelier Du Chocolat ait décidé de nous entraîner dans un monde tout aussi psyché…délice à chaque morceau de chocolat croqué. A se demander si le soleil de Bayonne où se trouve la chocolaterie ne leur a pas frappé sur la tête ! Difficile cependant de résister à cette poule régressive au chocolat au lait Exnia 34% tandis que Monsieur le Coq a fière allure avec ses couleurs vives et son chocolat noir Kiretsa 70%. 35 €

Pascal Caffet

L’œuf qui soufflait  à l’oreille des gourmands
« Mon Précieux » soufflait-on encore dans les oreilles des grands enfants aux proies d’un anneau peu fréquentable. Pour Pascal Caffet, on souffle pour donner au riz cette légèreté qui vient faire de cette version du « Précieux » une gourmandise tout aussi addictive que son prédécesseur. Présenté dans son écrin, l’œuf se pare d’amandes bâtonnets torréfiées, de noix de Pécan caramélisées, de pistaches caramélisées salées, le tout enrobé de chocolat lait Côte d’Ivoire 40 %. Aussi précieux qu’une pièce de collection, il va falloir résister à l’appel de la tentation jusqu’aux sons des cloches ! 21 € et 41 € selon les tailles.

La Mère de Famile

Rendez-vous mode à la Mère de Famille
Joli pied de nez pour cette Pied d’Poule de luxe signée La Mère de Famille. Aux chasses et aux cris d’enfant, elle a choisi les spotlights de la table familiale pour exhiber sans complexe son sens aiguë de la mode… et du goût. Ultra tendance, elle se décline en chocolat noir 65% ou lait 36% rehaussé de pâte d’amande. Si la mode c’est son truc, elle n’oublie pas pour autant son côté Mère Poule avec ses petits en forme de friture de Pâques et de petits œufs pralinés papillotés qu’elle couve avec soin … jusqu’à l’heure de la dégustation. 37 €

Demi-oeuf face

De l’art en chocolat !
A défaut d’aller traîner dans les expositions du moment, préférant la tablée familiale aux hordes de touristes en mal d’impressionnisme, c’est l’occasion de faire venir l’art chez soi avec cette création des artisans chocolatiers de la Maison Fouquet uniquement réalisée pour cette période Pascale.  Cet œuf des plus élégants se compose de plusieurs pièces de différents chocolats, qui une fois assemblées et montées, donnent naissance à une petite œuvre garnie de fritures et petits œufs de Pâques qu’on prend autant de plaisir à regarder.. qu’à déguster ! 80 €

 Tartelette Choc'Maniac de Pâques

Choco Maniac’ ou l’anti dépresseur Pascal
Le chocolat oui, mais le gluten non ! Pour déjouer cette intolérance de plus en plus présente, Catherine Kluger et Catherine Cluizel ont choisi de réaliser une pâtisserie 100 % chocolat à 4 mains tout en déjouant la problématique dont il est question. Au résultat, ça donne une pâte sucrée à base de farines de riz et de châtaigne bio, de poudre de cacao brut d’une ganache au chocolat Kayambe noir 72 % et d’un cœur fondant au praliné 89 % le tout signé chocolat Michel Cluizel. Autant de gourmandises pour les maniaques du chocolat, cela aurait été dommage de s’en priver pour cause d’intolérance ! 5 €

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Du chocolat dans les étoiles ! 
La marque égérie des foodies en mal de produits Outre Manche a décidé à sa manière de trancher dans le vif du débat entre la poule et l’œuf.  Chez Mark & Spencer, la solution est toute trouvée : ni l’un ni l’autre puisque Dark Vador n’a qu’une seule réponse à faire : “I’m your father“.  Une nouvelle race de basse-cour est sûrement sur le point de voir le jour mais ce n’est pas les fans de Star Wars qui y verront un inconvénient. Maitre Yoda a bien réussi de nombreux tours de passe-passe donc quitte à voir débarquer un régiment d’oeufs-trooper, il n’y a un sabre ! 15 €

Le Chocolat des Français : Choco..rico !

FAIRY TALE. On les aime ces contes de fée à la mode ultra connectée. Prenez par exemple deux étudiants en art qui, entre trois coups de crayons, partagent le même appétit pour les tablettes de chocolat. Car, oui, le mot tablette a son importance. Le chocolat dans son état (presque) le plus pur, sans ajout de crème ou de saveurs complexes. Celui que l’on croquait quand on était enfant à l’heure du goûter entre deux tranches de pain.

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A l’heure de se réunir au sein de leur propre “Club des Croqueurs de Chocolat“, créé pour l’occasion par une poignée de potes dans l’attente d’un éventuel accès à l’officiel St Graal du même nom, ces deux passionnés des belles choses se font la remarque – judicieuse – que si l’on croque dans la tablette du désir, son emballage n’arrive pas toujours à susciter le plaisir.

La vie étant bien faite, Paul Henri Masson et Matthieu Escande mettent alors à profit leur coup de crayon bien taillé pour redonner un nouveau souffle au chocolat et le rendre aussi beau que bon ! Et parmi leur palette de couleur préférée se trouvaient le bleu, le blanc et le rouge. Joli pied de nez à des marques bien connue de l’industrie qui jouent sur leur belgitude d’adoption pour soutenir leur vente. Pour Paul-Henri et Matthieu, point de moules-frites dans l’ADN familial, le credo sera… aussi bon, que beau que Made in France.

Collage LCDF

Et quitte à bousculer les habitudes, autant le faire avec humour : les deux artistes se mettent en tête de rendre le monde du chocolat plus drôle et plus léger, là où de nombreux chocolatiers tendaient à trop intellectualiser leur démarche.

Revendiquant leur non-connaissance technique du monde chocolaté, ils laissent à Jacques, leur fée marraine, le soin de développer les recettes avec un souhait très simple : faire revivre aux français leurs doux moments de l’enfance à travers chaque carré, sans saveur trop complexe mais avec des produits de qualité en provenance d’Equateur, Ghana, etc. Le Chocolat des Français, décliné en Lait 34% cacao et Noir 70% était né !

Collage Mur

Quelques tablettes au courrier plus tard, le Salon du Chocolat est séduit par cette approche des deux compères qui proposent d’exposer sur le salon un tableau réalisé à partir de tablettes illustrées par de nombreux artistes. Le 29 octobre 2014, c’est le grand jour au milieu des grandes maisons de leurs idoles que sont Bonnat, Bernarchon, Marcolini, et les 45 tablettes illustrées par les grands noms français – qu’ils soient Ben, Zep, Serge Bloch embarqués dans l’aventure à coup de culot – réussissent à susciter l’engouement du public et des médias durant l’événement.

A peine propulsé sur la scène publique, le conte de fée ne s’arrête pas là pour autant. Si les réseaux sociaux ont remplacé la baguette magique, c’est au tour de la fée Instagram de jeter le plus beau des sorts sur ce Chocolat des Français. Repéré par la plateforme sociale la plus en vogue du moment, les followers s’en emparent à coup de ‘like‘ tandis que les épiceries fines en font de même. Colette, La Grande Épicerie et autres boutiques du même acabit flairent alors le phénomène et contactent les deux novices.

Collage Chocolat

Quatre mois seulement après son lancement, Le Chocolat des Français s’est déjà vendu à 10 000 exemplaires jusqu’à aller trouver une place sur des étagères à New York, Amsterdam et en Écosse. En terres natales, le buzz continue son petit bonhomme de chemin et illustrateurs, satiriques, artistes, palaces parisiens et autres grandes marques se bousculent au portillon pour rencontrer ces trublions du chocolat français.

Dès le 12 mars, c’est d’ailleurs la Grande Épicerie qui accueille deux nouvelles recettes : un excellent et régressif Lait caramel et Sel de Guérande et un 70% noir et Eclats de noisette offrant un très bel équilibre en bouche.

Du beau, du bon, du Made in France et une touche d’audace bien marquée : la potion magique n’a finalement rien de très sorcier mais encore fallait-il y penser ! Et pour les prochaines étapes ? Donner à ce Chocolat des Français de belles ailes pour prendre un envol bien mérité !

Tablettes disponibles dans une trentaine de points de vente entre 5 et 6 €.

“Colorfull” : Menu tout en accord par Catherine Kluger et Alain Milliat

COLORFULL. Elle et ses yeux qui pétillent, lui et son regard malicieux. Point d’histoire un peu tarte à l’horizon mais plutôt une alliance judicieusement étudiée entre, d’un côté, une passionnée des fourneaux ayant lâché la droiture du monde juridique pour se plonger sans se briser dans le monde de la pâte beurrée et, de l’autre, un amoureux des fruits qui, sans se presser, aime à transformer la matière première de ses vergers en jus de qualité.

Crédit : Annabelle Schachmes / Elodie Petit

Crédit : Annabelle Schachmes / Elodie Petit

C’est ainsi que, jusque fin mars, Catherine Kluger reçoit Alain Milliat dans sa Fabrique de tartes pour un accord met et jus subtilement et agréablement réussi. Dans ce menu “Colorfull”, c’est place à la couleur et aux éclats de saveurs pour les papilles. Parmi les créations, on y retrouve ce jus de griotte et sa personnalité bien trempée qui accompagne en bouche et dans le verre la Tarte salée Epaule d’agneau & Navets confits ou la vinaigrette au jus de Pomme Cox’s qui se plait à relever la Salade de boulgour aux légumes racines.

Crédit : Annabelle Schachmes

Crédit : Annabelle Schachmes

Les becs sucrés seront doucement chahutés et tout aussi charmés par la Tarte sucrée au jus de Tomate Rouge & mousse d’avocat à l’estragon, à moins que le Granola à la confiture de Tomate Verte vienne postuler au poste de prétendant de la meilleure option pour un petit déjeuner de champion.

Alors entre trois averses et une météo bien grisâtre, allez faire un petit tour du côté de la Fabrique de Tartes, ce menu aux milles couleurs viendra égayer des papilles en mal de voyage.

Fabrique de Tartes
15 rue Trousseau
75011 Paris

Restaurant Pharamond, une institution ancrée dans la modernité

INSTITUTION. Ça court d’adresses récemment ouvertes à la dernière création du chef en vogue et entre toute cette fooditude aiguë se trouvent quelques institutions bien loin des sentiers battus mais que l’on se plait à (re)découvrir. Au Pharamond, point de bling bling ni de plats michelinisé à l’horizon mais du bon, du généreux, du terroir à base de Tripes à la mode de Caen, d’Andouillette ou encore de boudin dans un décor digne de la Belle Epoque.

Pharamond

Aller se restaurer au Pharamond, c’est faire un retour en arrière où lustres, tables aux nappes blanches se mêlent à la décoration art déco digne d’une scène du film Gatsby le Magnifique. On croirait presque y entendre les filles de joies et les hommes épris chuchoter dans les couloirs loin des regards indiscrets.

Plats Pharamond

Presque 200 ans plus tard, le quartier des Halles a bien changé mais l’esprit du Pharamond demeure tout en apportant la touche de modernité nécessaire à nos papilles des temps modernes. Entre tradition et modernité, la transition s’est faite grâce au talent de Henri Boutier qui, après avoir fait ses classes auprès de Joël Robuchon et Dominique Bouchet, a accepté le challenge de garder intacte l’image du lieu cher au cœur des plus anciens lors de leur repas du dimanche tout en redonnant aux produits du terroir français et particulièrement la Normandie leurs lettres de noblesse.

Plat Light

A la carte, on retrouve un Foie gras de canard mi cuit parfumé au Pommeau, un Boudin et filet mignon de cochon rôti aux deux pommes, un Croustillant d’andouille de Vire et camembert fermier pour les plus nostalgiques du terroir  tandis que le Risotto aux cèpes et Parmesan, le Saumon gravlax, crème acidulée de la Maison Borniambuc, petit tartare d’algue ou le Pavé de cabillaud à la plancha, jus de crustacés, pommes écrasées sauront satisfaire les bouches plus délicates. En pâtisserie, c’est Sandrine Estève (Crillon, Bristol, etc.) qui prend la main avec des créations de saison, venant compléter la carte généreuse du Pharamond.

En cave, c’est la Caverne d’Ali Baba où se côtoient grands crus et bouteilles à prix plus abordable. L’endroit est magique mais rarement accessible et pourtant la grande table d’hôte est un appel à une belle soirée.

A deux pas des Halles en pleine évolution elles aussi, le Pharamond a réussi son pari : celui d’une transition douce dans l’assiette tout en offrant tant dans le choix des produits et dans le décor un dépaysement de qualité, transformant chaque dîner passé au Pharamond en un moment de fête.

Le Pharamond
24 rue de la Grande Truanderie
75001 Paris