Sablé Noisettes au blanc-manger Pistache et Florentins aux Amandes

INTERPRÉTATION. Partir d’un principe, d’une forme puis laisser l’esprit vagabonder au gré de l’imagination, cogiter doucement, nourrir les idées avec l’espace nécessaire à leur développement puis donner enfin naissance à une nouvelle version, une nouvelle oeuvre, et sublimer ainsi la création originelle.

Tel est le processus de ‘interprétation’, ou celui que l’on appelle plus communément … la recette revisitée. C’est d’ailleurs l’une des expressions les plus en vogue du moment … “Revisiter une recette” n’a jamais été aussi entendue que dans les émissions et concours culinaires actuels et c’est ainsi que Kambly, cette marque Suisse de biscuits créée en 1906, a souhaité laisser aux esprits créatifs et aux mains pâtissières le loisir de “réinterpréter” leurs classiques.

Il n’est jamais simple de donner une nouvelle forme, une nouvelle texture à ce biscuit composé d’une fine couche sablée agrémenté d’amandes, parfois accompagné de noisettes torréfiées ou de pistaches. Partir sur une utilisation complètement autre des ingrédients de base ou respecter la “carte de visite” du biscuit ? C’est finalement le second choix qui l’a remporté, en privilégiant avec ses recettes le parti-pris suivant :

- Respecter le croquant et la base de la recette avec un sablé aux noisettes, rappelant l’utilisation de ces noix dans les Eclats Croquants de Noisettes.

- Venir équilibrer le côté “sableux” de ce dernier avec un blanc-manger aux pistaches, apportant ainsi une certaine fraîcheur et intégrant les pistaches que l’on retrouve dans la nouvelle version des Eclats Croquants

- Terminer par l’essence même du biscuit Kambly : le croquant des amandes à travers ces deux langues cuisinées à la manière de florentins

Sablé au blanc manger et Florentins aux Amandes

Sablé Noisettes au blanc-manger Pistache et Florentins aux Amandes – Quatre bouchées

Sablés aux noisettes
150 g de sucre
125 g de beurre pommadeµ
150 g de poudre de noisettes
200 g de farine
1 œuf
1 pincée de sel
30 g de sucre de canne en poudre

Dans un saladier, mélanger l’œuf avec le sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le beurre mou et le sel jusqu’à l’obtention d’une crème homogène. Incorporer la farine et enfin la poudre de noisettes.
Former un boudin avec la pâte et rouler le dans le sucre de canne, envelopper dans du cellophane et le laisser reposer au frais pendant 1 heure.
Faire chauffer le four à 170°C.
Sortir le pâte du réfrigérateur et découper des tronçons d’environ 1 cm d’épaisseur.
Placer les sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurisé et enfourner pour 13 à 18 minutes jusqu’à obtenir une légère couleur dorée.
A la sortie du four, laisser refroidir sur une grille.

Blanc Manger
35g de pistaches mixées en poudre ou en pâte
Une gousse de vanille
70g de sucre glace
2 cl d’eau
15 cl de lait 1/2 écrémé
1 feuille de gélatine
50cl de crème fraiche entière
25g de sucre en poudre

Faire chauffer le lait, le sucre, la gousse de vanille et la poudre d’amande jusqu’à ébullition.
Couvrir alors le mélange et laisser infuser pendant 15 min.
Filtrer le lait infusé, puis ajouter la feuille de gélatine préalablement ramollie dans un bol d’eau et essorée.
Placer la préparation au frais mais sans la laisser prendre.
Fouetter la crème chantilly, puis l’ajouter au lait froid.
Mettre le mélange dans des cercles (de diamètre inférieur aux sablés) et faire prendre au frais.

Florentins
100 de sucre glace
260 g d’amandes
2 blancs d’œufs
Un zeste d’orange

Faire chauffer le four à 150 °C.
Dans un saladier, mettre le sucre glace, les blancs d’œufs, les amandes et le zeste d’orange.
Disposer sur une feuille sulfurisée et former huit bandes fines d’amandes.
Enfourner pendant 5 à 10 min, jusqu’à ce que la tuile soit bien caramélisée.
A la sortie du four, laisser complètement refroidir.

Montage
Sur une assiette, disposer un sablé, puis démouler le blanc-manger et décorer de deux bandes de florentins.

Profumo, le traiteur aux saveurs de l’Italie génoise

FOCACCIA. C’est un fait, les bonnes idées commencent toujours sur un bout de table, une soirée bien arrosée, une discussion entre amis, ou l’envie tout simplement de faire découvrir au monde entier sa ville, son pays, sa spécialité.

Master en poche, Francesco – Italien génois d’origine – travaille pendant neuf mois entre Paris et Rome dans une boîte de conseil mais l’épanouissement n’est pas au rendez vous. L’année 2012 commence alors sans emploi mais cette contrainte, il la transforme en liberté. La liberté de réfléchir, de donner un sens à sa vie, la liberté de se dire qu’entre l’amour du produit, de la gastronomie, de ses origines italiennes et de ce désir ancré de vouloir faire connaître au monde entier les spécialités de la ville de son enfance, Gènes, à leurs juste valeurs, il y avait sûrement une opportunité à prendre, à exprimer.

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Démarre alors une phase de réflexion avec son père pour donner vie professionnellement à ce qu’il affectionne le plus – Gènes, ses produits et notamment la focaccia. Il se rend jusqu’à Barcelone pour voir ce qui se fait dans ce domaine et c’est le déclic aux travers de rencontres : il y découvre une véritable Focacceria Génoise dans le centre historique de la capitale catalane, réalisée par un véritable Génois. La preuve que l’idée peut fonctionner

Dans cette rencontre et cette coïncidence, Francesco en voit un signe qui lui donne l’envie d’avancer et de trouver une manière différenciatrice de se positionner sur le marché. En mission pour faire découvrir la vrai focaccia Genoise aux Parisiens, il décide de choisir l’option la plus simple : faire goûter cet excellent produit. Francesco commence alors une phase de dégustations à travers l’organisation d’une séries d’événements sous forme de traiteur dont Google fait partie des premiers clients.

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Il intensifie ensuite son activité de traiteur à son modeste niveau, continue à travailler sur ses recettes et en mai 2013 lance officiellement sa société. Une stagiaire et une Bar Zmitva de 140 personnes plus tard, le bouche à oreille prend l’ampleur attendue. Les retours sont plus que positifs et le taux de fidélisation parle de lui-même. Unicité et qualité du produit comblent les papilles.

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Car si le mot Focaccia revient régulièrement dans la conversation, Profumo c’est aussi des pâtes d’un pesto divin, des plats aux truffes, alba, tourtes salées aux légumes et desserts. L’italie à la maison !

Ce qui fonctionne dans le concept, c’est que les gens voyagent avec nous ! Gênes c’est une ville encore authentique, je me sent l’ambassadeur parisien de ses parfums, ses couleurs et ses saveurs

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Quand on demande à Francesco où il se voit dans 5 ans, la réponse ne tarde pas à venir :

Je pense qu’il y a une opportunité de niche pour la découverte d’une nouvelle Italie authentique et de ses produits artisanaux, à base de produits vrais et frais ! J’espère que dans cinq ans, je serai devenu un traiteur italien reconnu à Paris chez qui les personnes viendront chercher de la vraie focaccia et du vrai pesto comme à Gènes.

C’est tout le bonheur qu’on lui souhaite

Pour contacter Profumo
Prix par personne entre 15 et 30 €
www.facebook.com/profumofocaccia

Savannah : Quiétude et douceur de vivre

SAVANNAH. Loin des grands immeubles et du brouhaha des métropoles, il existe des villes où le temps semble s’être arrêté, où la douce brise du mois de Mai vient parfaitement se marier avec les températures très agréables du Sud américain, où les branches entremêlées des arbres recouvrent la ville d’une part et d’autre et où la douceur de vivre semble être gravée pour toujours.

Savannah

Savannah est un de ces villes. Un charme fou, un romantisme magique et un accueil chaleureux. Mais ce qui marque avant tout Savannah, c’est cette mousse espagnole qui pend des arbres et qui donne cette touche si unique à la ville. Ajoutez à cela une architecture unique de la ville créée par le Général Oglethorpe avec ses enfilades de squares et de parcs une rue après l’autre et le coup de foudre est garanti.

Savannah 2

C’est dans un de ces trolleys qui parcourent les rues que l’on découvre le mieux les merveilles de la ville. Véritable décor de cinéma à elle-même, les équipes d’Hollywood ne s’y sont pas trompées puisque Forrest Gump et sa boîte de chocolat sont venu s’asseoir au Chippewa Square, que Will Smith et Matt Damon y ont pratiqué leur meilleur golf dans la Légende de Bagger Vance et que Kevin Spacey a interprété l’un des personnages les plus mythiques de la ville, Mr James Williams dans Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal.

Collage Cinéma

Située le long du Monterey Square, la Mercer Williams House, qui appartient toujours à la famille, est une véritable malle au trésor. On imagine très bien en découvrant le grand corridor de l’entrée les nombreuses réceptions qui ont été données ici entre membres de la classe bourgeoise de Savannah. Dans les pièces, on découvre l’amour sans borne de …. pour l’art et les pièces uniques. L’homme avait une philosophie très simple : J’achète ce que j’aime.

Autre haut lieu du savoir-vivre et de l’accueil local, Mrs Wilkes est une légende à elle-même. Salma Wilkes, une jeune femme, pris la charge d’une pension en 1943 – type de logement alors populaire à l’époque – et mis à disposition des chambres à coucher mais également le couvert dans la tradition des plats du Sud des Etats-Unis.

Sa cuisine devint tellement renommée grâce au bouche à oreille qu’il faut désormais se rendre devant le 107 West Jones Street dès 10h du matin pour être sûr d’obtenir une des dizaines tables d’hôte de la salle à manger dès l’ouverture des portes à 11h. 

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Une fois installé dans ces deux grandes pièces qui accueillent les visiteurs des quatre coins du pays – Obama y a même fait une apparition surprise il y a quelques années -, on y découvre une dizaine de plats déjà disposés sur la table où se mêlent toutes les saveurs du Sud : Poulet frit, Okra, Soufflé aux patates douces, Black-eyed peas, pain de mais, Gumbo, Riz made in Savannah, Haricots verts, Purée de Pomme de terre, Fèves, Boeuf en sauce, Pulled Pork, etc. 

Le déjeuner est dégusté rapidement car la file d’attente est longue dehors et il faut faire place aux prochains convives. L’expérience est à vivre, tant pour la qualité des mets, la plongée dans la cuisine du Sud, l’atmosphère unique de cette pension hors du commun et la tablée de nouvelle personne rencontrée pour l’occasion. Repus plus que nécessaire, la balade digestive vers Forsyth Park est nécessaire.

Situé au sud de la ville, ce parc est un hymne à la quiétude et à la sieste bucolique. Une légère brise, des rayons du soleil qui viennent frouer le visage et les écureuils qui guettent depuis les arbres qui font tout le charme du parc… difficile de ne pas tomber sous le charme.

Le reste de l’après midi se passe dans ce même esprit de douceur et de plénitude, que ce soit en ville ou le long de la Marina qui se trouve à quelques minutes en voiture à l’extérieur du centre. On est très loin du brouhaha des grandes métropoles, ici, tout est plus calme, plus doux, plus paisible.

Johnny Harris

Le soir, rien de tel que de plonger les babines dans un poulet frit absolument divin ou des ribs succulentes chez Johnny Harris. On croirait l’endroit trop commun où les touristes viennent satisfaire leurs besoins carnivores. Mais point en est, et malgré une déco digne des restaurants de chaîne, tout est cuit, grillé, barbecué à souhait  !

Ainsi va la vie à Savannah et c’est tout le bonheur qu’on lui souhaite…  Et pour plus d’info, c’est par ici 

Yummy Nouvelle Orléans – Part 3

NOUVELLE ORLEANS, day 3. Si le French Quarter offre une ambiance, il en est tout autre du Riverwalk qui offre une quiétude balade le long du Mississippi, cette rivière rendue notamment célèbre par ses bateaux mouches.

Riverwalk

Le dernier toujours en service se trouve d’ailleurs le long de cette promenade des anglais version outre-Atlantique qui embarque avec lui son flot de passagers quotidiens.

Muffuletta

À l’est, le French Market, qui a depuis longtemps perdu sa connotation bleu-blanc-rouge au profit des vendeurs de souvenirs et des Food Stalls, est l’occasion d’aller déguster une autre des spécialités du coin : la Muffuletta.

Importé par les immigrants italiens, ce sandwich est composé de deux grands morceaux de pain, d’une salade d’olive, de tranches de mortadelle, de salami, jambon ainsi que de mozzarella et de provolone, le tout servi chaud. Bref, l’Italie à sous perfusion américaine !

Warhouse District

Au bout du Riverwalk, le Warehouse District commence à faire son apparition sous forme de bâtiments d’a peine deux étages, aux couleurs uniforme. Gris pour l’un, bleu pour l’autre. Ici, c’est le monde des arts et du design qui prône, comme le montre l’enfilade de galeries où les artistes viennent exposer leurs dernières œuvres. On est loin de l’agitation du French Quarter, ici c’est une autre sorte de créativité qui s’exprime.

Erin Rose

L’appel de l’estomac se faisant entendre, direction Erin Rose, un pub irlandais ne payant pas de mine au premier abord mais dont la salle du fond révèle une cuisine proposant des PoBoy à faire grimper les papilles au plafond ! Le pain est croquant à souhait et tendre à l’intérieur, les crevettes particulièrement bien assaisonnées et tout en chaire, accompagnées d’herbes et de carottes râpées. La création du jour, à base d’agneau, de coriandre, de sauce tatsiki à la menthe et d’épices, est tout simplement à se damner ! C’est délicieux, frais, orgasmique… Bref, le PoBoy a encore de beaux jours devant lui chez Erin Rose.

Musician
Le séjour touche à sa fin mais avant de repartir vers de nouvelles aventures, il ne serait point de Nouvelle Orléans sans son moment musical. Au détour d’une rue, des airs de clarinette, de trombones, de trompette, de batterie et de guitare viennent remplir l’atmosphère. La joueuse de clarinette entame un solo à couper le souffle des touristes bouche-bées. C’est ensuite au tour du joueur de trombone de s’exprimer et de jouer avec et pour le public.

Les pieds ne peuvent s’empêcher de battre la mesure tandis que les mains en font de même. Les sourires se posent sur les lèvres, la musique envahit les cœurs de la foule…. Le charme de Nouvelle Orléans aura une fois de plus réussit son tour de passe-passe…

Yummy Nouvelle Orléans – Part 1 : http://bit.ly/1jpy6Dx
Yummy Nouvelle Orléans – Part 2 : http://bit.ly/1luQRHr

Yummy Nouvelle Orléans – Part 2

NOUVELLE ORLEANS – DAY 2. Influence française oblige, direction Le Croissant d’Or aux premières lueurs du jour aux températures déjà bien présentes pour aller voir de quoi les américains sont capable en terme de viennoiseries.

Croissant d'or

Certes, on n’échappe à la touche “calories are my friends” avec ce croissant garni de jambon et brocoli, le tout recouvert de béchamel mais la version nature plus en phase avec nos papilles européenne se défend pas trop mal, malgré une légère couche de gras qui reste sur les doigts.

Park

Café à la main, c’est l’occasion de remonter jusqu’au parc Louis Amstrong qui, comme son nom l’indique, est dédié à l’un des plus grand jazzmen de tous les temps. Un peu plus loin, le buste de Simon Bechet fait également partie du décor tandis qu’un Marching Band en cuivre marque l’entrée du parc.

Collage Cimetière 1

À quelques encablures de là, le cimetière #1 fait partie du traditionnel passage obligé pour les touristes, à la recherche de cette culture des morts et des Voodoo que les habitants de la Nouvelle Orléans aiment à entretenir. Chacun déambule entre les tombes et les groupes qui écoutent patiemment leur guide donner des explications sur les pierres tombales les plus significatives de ce lieu. Même Nicolas Cage y a déjà fait gravir son mausolée, en forme de pyramide mal inspirée.

Derrière le cimetière,  dans le quartier de Treme l’atmosphère devient pesante face aux enfilades d’immeubles à caractère social qui n’ont pas connu de réhabilitation depuis le passage de Katrina. Les portes et les fenêtres ont été démantelées pour qu’aucun occupant ne puisse revenir.

Treme

Une manière de faire le vide dans la ville ? De chasser les populations les plus pauvres loin du centre et des touristes ? On ne peut s’empêcher de penser à l’injustice rageuse que cette situation provoque et les laissés pour compte qui ont été forcés à tout abandonner.

Canal Street

Deux blocks plus loin, voici sur Canal Street et son flot de voiture sous le regard figé des gratte-ciels américains. Après le touristique French Quarter, place à une ville sous un autre visage, plus moderne cette fois. Le tramway, que l’on nommait autrefois Désir emmène la foule vers le Garden District où la bataille de la plus belle et la plus grande maison fait rage.

Cimetière District Garden

À quelques mètres de l’arrêt Washington Street se tient le cimetière pour une nouvelle plongée dans cet univers ‘hanté’ tellement populaire que certains tours touristiques en ont fait leur spécialité. True Blood et autres séries du même acabit ne s’y sont pas trompées.

En face de l’entrée du cimetière, les voitures vont et viennent pour déposer homme et femmes affrétés pour aller déjeuner chez The Commander’s Place, élu 33e meilleur restaurant américain. Ici, pas de short ni t-shirt, on prône la bienséance dans une atmosphère tirée à quatre épingles où les serveurs s’amusent encore à soulever les cloches au moment de présenter le plat dans l’assiette.

Coop's

Mais point de réservation en vue et c’est en ville que le déjeuner aura lieu, chez Coop’s plus précisément. Situé sur l’une des rues les plus touristiques du French Quarter, Deccatur Street, ce bar restaurant ne paie pas de mine et pourtant, son Jambalaya en a fait écrire plus d’un. Ce plat typique de la Nouvelle Orléans réunit riz, crevettes, viandes et épices dans une seule et même assiette, sorte de paella aux saveurs créoles.

Coop's 2

Une après-midi à la Nouvelle Orléans ne serait pas complète sans son lot de cocktails dans une ville où il est encore possible de se promener en ville un verre à la main, contrairement au reste des États-Unis. Cette liberté, les américains l’ont bien compris et la proportion d’enterrement de vie de jeunes filles et de jeunes garçons ont sont le parfait exemple.

Monteleone Premier arrêt au bar du Monteleone. Si l’on a tous connu le manège avec ses petits chevaux, la Nouvelle Orléans a inventé le Manège à Cocktail. Ce bar tourne sur lui-même, à la vitesse d’un escargot tout de même, tandis que les convives sont assis sur des sièges qui font le tour de ce carrousel pour adultes.

Nous sommes tous de grands enfants après tout … surtout avec un Hurricane à la main ! Ce cocktail fut créé par Pat O’Brien avec les ingrédients qu’il avait de disponibles pour assouvir les touristes assoiffés. Le bar original existe encore, où deux grands pianos sont là pour divertir les foules en mal de chansons populaires américaines.

Old absinthe bar

Autre lieu incontournable, le Old Absinthe Bar est dédié à la dite-boisson. Point d’interdiction ici, le menu présente une sélection d’absinthe, en provenance de différents pays. La serveuse, qui semble faire partie des murs, enchaîne les verres et le coup de briquet sur le morceau de sucre posé sur une cuillère à trous. Au fond se trouve une salle de restaurant en contraste avec les milliers de cartes de visite épinglées au mur et les casques de football américain pendant au plafond du bar.

French 75

Le French Quarter ne serait être français sans son bar tout simplement appelé … French 75. Des bulles bien sûr cette fois-ci accompagnées de gin et citron. Une ambiance beaucoup plus feutrée et classique en accord avec le tuxedo des serveurs.

Sobou

Last but not least, Sobou sur Chartres Street présente un bar et un restaurant dans une décoration beaucoup plus contemporaine. En revanche, côté cocktail, la créativité est au rendez-vous notamment avec ce Death & Glory créé par la serveuse aux bras multi- tatoués et la crinière rouge.

Cochon

La journée se termine chez Cochon, LE restaurant recommandé par toutes les bouches de foodie, en pleine Warehouse District, le quartier Hype de la Nouvelle Orléans. C’est bruyant, c’est grand, le service est  (trop) rapide mais les papilles se régalent !

Cochon 2

Des huîtres de la taille d’une main parfaitement assaisonnés aux piments du Sud, un Gumbo de fruits de mer à en faire oublier les plages bretonnes, des ravioles au lapin tendre à souhait. Côté dessert, l’amérique ne fait pas dans le semblant, même jusque dans les cuisines avec ce Carrot Cake et son glaçage à la noix de coco. Le Doggy Bag sera plus que nécessaire.

A la Nouvelle Orléans, point de balade mais un concert digestif au Spotted Cat sur Frenchmen Street … Rien de tel qu’un petit déhanché et les pieds qui marquent le rythme pour terminer cette journée.

Yummy Nouvelle Orléans – Part 1 : http://bit.ly/1jpy6Dx

Yummy Nouvelle Orléans – Part 1

NOUVELLE ORLÉANS. Le pied à peine posé sur le tarmac, la moiteur du Sud des États-Unis vient envahir les corps des passagers au long cours qui viennent d’arriver à destination. On s’attend à quelques notes de jazz dès l’arrivée mais c’est au bruit des taxis que l’entrée dans la ville se fera. Adresse AirBnB trouvée, bagages déposés, jetlag remis au lendemain, l’immersion peut commencer.

Le French Quarter dévoile ses maisons de bois, ses chaises à bascule posées, signe d’une vie de terrasse où le temps s’écoule à regarder les passants et la vie de quartier. En chemin vers le quartier de Marigny, on y croise des maisons plus belles que les autres.. Difficile de croire que dix ans plus tôt, une certaine agitation de la nature avait tout emporté sur son passage. Première prise culinaire avec les Etats-Unis oblige, un arrêt au restaurant barbecue du coin s’impose.

The Joint ne paie pas de mine mais fait partie des incontournables locaux pour se lécher les babines avec les Ribs et autre Pulled Pork Sandwiches réalisés sur place. Servis avec des Mac&Cheese, du Coleslaw, une salade de pomme de terre ou des beans, difficile de faire plus local comme entrée en matière.

The Joint

Pete & Jenny, les propriétaires du lieu ont une règle d’or : pas question de s’impatienter, ici on cuisine frais et sur le grill, au rythme donné par le barbecue. Point de proportions gardées, le pays de l’oncle Sam a fait fi des petits estomacs depuis longtemps.

Cela tombe bien, la prochaine étape est à la balade digestive pour se rendre à Bacchanal Wine, sorte de paradis sur terre pour les amoureux du vin et du jazz. On entre par un Wine Shop où tous les vins du monde entier attendent patiemment d’être dégustés.

Puis en poussant la porte du fond, on découvre un grand jardin éclairé de lampion où la vingtaine de table accueillent les groupes d’amis venus déguster la cuisine de Joaquim Rodas, découvrir la sélection des vins tout en écoutant les groupes qui viennent jouer en live tous les soirs. L’assiette est généreuse, swinguant de plats traditionnels cajun à des planches de fromage et charcuterie.

Café du monde

Le lendemain, les victimes du jetlag ont le réveil matinal et c’est tout à l’honneur du Café du Monde qui ouvre ses portes – ou plutôt ne les ferme jamais – pour accueillir les yeux encore engourdis avec leur très populaires beignets et café. La queue qui se forme devant la grande bâtisse secondée d’une terrasse bâchée pourrait en décourager plus d’un, synonyme d’un attrape-touriste à plein nez.

Mais les apparences sont ici trompeuses car une fois la première bouchée du beignet avalée, c’est un sourire tout enfariné du sucre glace recouvrant la mythique pâtisserie qui se forme sur les visages. C’est croquant à la surface, moelleux et généreux à l’intérieur. On en redemande !

French Quater

La matinée est ensuite consommée à déambuler dans le French Quarter : Royal Street, Bourbon street, Chartres Street, Conti Street… Difficile de faire l’impasse sur ce quartier qui a fait la réputation de la Nouvelle Orléans. On sent l’influence touristiques de ces rues où règne une liberté de vivre, de boire, de consommer, bref tout simplement d’être sans être jugé dans une américaine parfois très – trop ? – puritaine.

Pourtant, si l’on parle de French Quarter, l’architecture ne fait pas le moine puisque les traditionnelles maisons en bois n’ont rien de très français. C’est plutôt l’influence espagnole qui l’emporte. Suite à un grand incendie, le quartier fut reconstruit au moment de la grande époque espagnole et l’architecture est restée.

New Orleans

Les français en mal du pays ne sont pas en reste puisque la langue de Molière est présente à tous les coins de rue, sur les devantures des magasins, sur les menus des restaurants, etc. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, ici on dit Charters et non pas Chartres, malgré l’orthographe correcte de ce dernier.

C’est sur un vélo que la pause déjeuner et une bonne partie de l’après-midi se déroulent. Sur les conseils du magazine local, direction le Culinary Food Tour organisé par la Confederacy of Cruisers. Un vélo, un guide et on part à la découverte du paysage culinaire de la Nouvelle Orléans et ce qui rend cette cuisine aux influences créoles et cajun si unique.

Bennachin

Premier arrêt chez Bennachin. Un des premiers ports autour de l’esclavage, la Nouvelle Orléans compte une grande communauté d’africains qui ont amené avec eux leurs spécialités. Aujourd’hui encore, la cuisine africaine forme une grande partie de l’héritage culinaire de la ville. Fait partie des restaurants qui ont obtenu le St Graal pour nourrir les milliers de bouches qui se rendent chaque année au Jazz Festival qui a lieu début mai.

Liuzzan

Plantains dégustés, les Flat Tire Bikes reprennent du service pour se rendre au Nord de la ville, en dehors des sentiers battus, chez Liuzza. Cela ressemble à un bar américain sans prétention mais on y mange un excellent Gumbo et un tout aussi bon étouffé.

Parkway

Retour sur la route pour aller chez Parkway, à quelques coups de pédales plus au Nord, en plein bayou. Ici, la spécialité c’est le PoBoy, contraction sudiste de Poor Boy, ces garçons travaillant à l’usine du coin pour qui le propriétaire des lieux de l’époque avait eu l’idée de proposer des sandwichs garnis de produits locaux, crustacés et poisson en particulier, dans un pain cuit dans le four.

Ce sandwich est aujourd’hui inscrit sur la plupart des menus des adresses de la ville. Si la garniture est laissée à la créativité de chaque chef et cuisinier, c’est la qualité du pain qui fait la réussite de ce sandwich.

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Tout en croquant à pleine dent dans un PoBoy aux généreuses crevettes locales, la guide revient sur Katrina, trémolo dans la voix et les yeux humides. Elle qui a pu partir en pleine nuit avant l’arrivée de la tempête, elle raconte comment l’ouragan et la montée naturelle des eaux se sont transformés en un mini-tsunami à cause d’une barque qui est venue s’échouer le long de la digue, créant un barrage naturel pour l’eau qui s’est déchaînée dessus.

Un peu plus tard, un chauffeur de taxi expliquera que la dite-barge fut placée là délibérément par les autorités, pour sauver une partie de la ville quitte à en sacrifier les quartiers les plus pauvres. Dix ans après, la vérité n’est toujours pas établie et ne le sera probablement jamais mais les habitants en resteront marqués, comme ces photos de la catastrophe que le chauffeur ne quitte jamais.

Il est et restera toujours difficile de réaliser réellement ce qui s’est passé, ce que les gens ont vécu mais une chose est sûre : la ville en est sortie grandie, fière, et les habitants sont devenus encore plus solidaires et ouverts aux autres. Cela se sent à chaque instant : les gens se parlent entre eux, n’ont aucune crainte à aborder leur voisin et entament une conversation comme de vieux amis qui s’étaient quittés la veille.

Gelato

Ce road trip à deux roues se termine chez Angelo Brocato pour y déguster un des nombreux parfums de glace ou encore des cannellonis de cette maison italienne. L’adresse est si couru par les locaux que le jour de sa réouverture quelques mois seulement après Katrina, une queue de plusieurs mètres s’était formée sur le trottoir. Le retour se fait l’estomac plein mais l’esprit heureux de s’être nourri de cette ville, de son héritage culturel, culinaire et historique.

Bellocq

L’après-midi touche à sa fin et après un dernier tour dans Frenchmen Street à écouter les premières notes qui émanent des bars de Jazz, direction l’Ouest de la ville pour un verre chez Bellocq, en plein Warehouse District.

C’est sous un déluge torrentiel et l’eau jusqu’aux mollets que les âmes affamées arrivent ensuite chez Pêche, qui vient tout juste de recevoir la distinction du Meilleur Nouveau Restaurant. Au même moment, l’alerte pour risque d’inondations est donnée mais peu importe, la ville en a vu d’autres…

Peche

Carnivore s’abstenir, poissons et crustacés ont désormais leur temple comme l’indique le nom du restaurant. C’est grand, bruyant – très bruyant – mais comme on dit par ici : “it’s F*** Damned good!”. Le festin commence par une assiette de la mer : crevettes généreuses, huîtres riches et opulentes à se damner, Ceviche, salade de poulpe et rillettes de thon divines ! Pour continuer, c’est au tour de l’écrevisse – Crawfish dans le texte – et de l’Ombrine – Drum – de faire leur apparition sur la table. Servi dans une sauce aux saveurs cajun pour l’un et au four pour l’autre, les papilles se régalent de ces nouvelles saveurs absolument délicieuses.

Peche food

Les becs sucrés ne résistent pas à l’appel du dessert mais lorsque les assiettes de gâteau au caramel arrivent, c’est un rappel à l’ordre immédiat : Bienvenu au pays de la démesure ! Les portions sont gigantesques et il faut plusieurs bonnes âmes pour venir – presque – à bout de ces pâtisseries taille XXL.

Dehors, la tempête continue à faire parler d’elle, les taxis se font rares et les filles ont depuis longtemps abandonnées leurs chaussures pour marcher pied nus sous les parapluies de fortune. Peu importe, la pêche était bonne et la Nouvelle Orléans a encore bien des secrets à dévoiler.

Chowzter Awards : Un Falafel en As !

PRIX. Il y a le Guide Michelin, la version Gault et Millau, Lebey, Pudlow et autres consorts ainsi que le décrié et tout aussi adulé classement du World’s 50 Best Restaurants

Et puis il y a une joyeuse bande de passionnés, 65 pour être précis, qui, en digne représentants de leur ville, leur pays, arpentent les rues et les adresses souvent loin du Food-System à la recherche du meilleur “Fast-Feast” : ce plat que l’on mange au coin de la rue, celui qui fait vibrer les papilles le temps de quelques minutes à peine, celui que l’on ne trouverait pas dans un grand restaurant mais qui a ce don de nous faire grimper au plafond.

Point de Fast-food ici mais plutôt de plats réalisés sur place, avec des produits frais et locaux pour lesquels on serait prêt à faire quelques stations de métro, une heure d’attente et repartir les babines heureuses.

Ces drôles de drilles, ce sont les Chowzters, présents dans 90 pays et 150 villes à travers le monde qui sont les humbles représentants d’une autre gastronomie, celle qui se joue loin des nuits étoilées, des nappes blanches ou de la bistronomie ambiante. Pas de prétention particulière, juste l’idée un jour de faire confiance à des passionnés à travers le monde et de choisir une personne dans (bientôt) toutes les plus grandes villes du monde qui viendrait participer à ce grand mouvement.

Chowzter

De Hanoï, à Rio en passant par Istanbul ou encore Philadelphie, chacun répertorie ses plats préférés du moment, en poussant les portes des adresses qui ne paient pas de mine, petits établissements aux grandes saveurs ou encore marchés aux recettes insoupçonnées.

Pour la deuxième année consécutive, ce beau petit monde s’est réunit à Londres le temps d’un week-end pour aller se délecter les papilles à Borough et Broadway Marketparticiper à un Steak Symposium, débattre autour d’un Fish & Chips, et enfin participer fébrilement à la cérémonie de remise des prix.

 

A Paris, c’est l’As du Falafel qui a remporté la catégorie ‘Végétarien‘ tandis que Chez Long, situé dans la ville de Lima se glisse tout en haut du classement pour son Ceviche qui, d’après Martin Morales, chef du restaurant Ceviche à Londres, reste comme sa plus belle expérience orgasmique culinaire ..

La cuisine Péruvienne, voici quelques années qu’on parle d’elle. Elle arrive sans crier garde sur la scène internationale mais préparez-vous à y prendre goût, c’est la prochaine grande influence culinaire à suivre …

Pour découvrir l’ensemble du classement Chowzter et savoir où aller trouver le meilleur plat à Bogota, Orlando, Mexico, Tokyo, Singapore, Lisbonne ou encore Moscou, rendez vous ici et à quelques minutes de la fin de l’émission ‘On Va Déguster‘ du dimanche 4 mai.