Abu Dhabi : entre bouts de cuisine locale et habitudes internationales

GASTRONOMIE. Comment donner vie aux papilles quand une visite nous amène au sein des Emirats Arabes ? Difficile de parler gastronomie dans un pays où les spécialités locales sont quasi-inexistantes, où le sol est trop aride pour produire de quoi sustenter une population qui ne cesse de croître au rythme des immeubles qui poussent de terre, où les hôtels se partagent le monopole du brunch du vendredi pour expat’ en mal de saveurs internationales et où l’alcool est une denrée rare dans les restaurants.

Alors on compose. On compose avec  des adresses trouvées au coin d’une rue qui proposent une cuisine éthiopienne, des hôtels assez intelligents pour compter parmi leurs restaurants des spécialistes de la cuisine libanaise, des oasis créées au milieu du désert où touristes viennent prendre leur dose d’adrénaline à travers les dunes avant un dîner à même le sol, entouré de chameaux.

D’une adresse au coin d’une rue, on y trouve une équipe serviable et souriante nous faisant goûter l’Injera, le plat éthiopien. Sur une grande galette présentée dans un plat rond, le serveur vient y servir les différents accompagnements souhaités que l’on mange ensuite à la main, à l’aide de galettes individuelles.

Collage desert

Lors d’une excursion dans le désert, on s’assoie autour des tables à même le sol pour y déguster une variété de plats entre Inde et Liban avant de se laisser transporter par les déhanchés d’une danseuse du ventre.

Collage Libanais

En plein centre hôtelier, un restaurant Libanais fait salle comble, principalement composée de libanais justement. C’est toujours bon signe. À la carte, Hummus, Moutabal, boulettes de viande, etc. C’est goûteux, savoureux et l’on prend un malin plaisir à venir picorer dans les différentes assiettes.

Collage Brunch

Le vendredi, lors des buffets organisés par les hôtels, c’est l’Asie et ses Sushi, l’Inde et son curry, l’Allemagne et ses saucisses, l’Italie et ses pâtes, la France et son fromage qui ouvrent leurs portes aux expatriés en mal de leur spécialités culinaires.

La gastronomie n’a pas encore émergée dans ses pays émergents. Le shopping, le pétrole, le business sont l’or noir de cette économie basée sur ‘plus grand que grand’. Mais entre expat’ au parachute doré et travailleurs venus des quatre coins de la planète, le mélange des cultures finira sans doute par créer une émulation culinaire aux standards de la richesse du pays.

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